Le chamanisme s’est fait connaître tardivement en Occident. A part quelques récits de missionnaires Espagnols ou Portugais, dénigrants les pratiques des autochtones en Amérique du Sud et dans les contrées colonisées, on doit surtout de nombreux contes et récits chamaniques àKsenofontov qui parcourut les contrées Yakoutes et Bouriates dans les années 1920-1926 (Légendes et récits de chamanes chez les Yakoutes, les Bouriates et les Toungouses).

Le chamanisme fut surtout et malheureusement étudié de l’extérieur par des universitaires qui ne se mouillèrent pas beaucoup dans des pratiques qui auraient pu les transformer, si cela eut été possible !

Ensuite avec la vague des années 60, une étude plus concrète quoique un peu diversifiée, a vue le jour. Les écrits de Castaneda dans les années 70, publiés et traduits en Français, Espagnol, eurent un impact décisif pour la propagation des conceptions du monde vues par les chamanes Huitchols et Yakis.

Bien que ces récits soient la compilation de nombreux enseignements, pas tous vécus par Castaneda lui-même, ils offrent une panoplie des possibilités de pouvoir occulte du Chamanisme ou de la sorcellerie.

Le Chamanisme dans le  monde

Une pratique universelle avec un folklore particulier.

Ces pratiques ancestrales existent sur tous les continents, seule l’Europe par l’emprise dogmatique et parfois sanglante de la religion et des scientifiques intégristes de la Pensée unique, ont tentés d’erradiquer les pratiques chamaniques des guérisseurs ou Druides très vite étiquettés comme sorciers et brûlés.

   Au Kenya dans les villages Mérou le chaman invoque les esprits dans sa hutte par l’intermédiaire d’objets rituels : gourdes, bâtons, ailes, figurines, pour obtenir la pluie ou des récoltes plus abondantes.

Les Zoulous en Afrique du sud observent les configurations obtenues par le lancer aléatoire des ossements ou des coquilages pour intercéder avec les Dieux, ainsi le corps et la tête s’ouvrent. Ils utilisent pour les soins, selon les figures obtenues sur le sol, des plantes dosées avec précision.

En Afrique du Nord , les guérisseurs utiliseront la géomancie, divination par les traits sur la terre, laissés par le renard la nuit dans un espace consacré.

Les ASMAT en Nouvelle Guinée utilisent aussi des cérémonies de guérison avec des passes sur le corps éthérique pour chasser les mauvais esprits, souvent le guérisseur est le sorcier qui a jeté le sort en soufflant dans la maison du malade un GUI ou entité perverse qui provoque des fièvres et des convulsions impressionnantes.

Au tibet la tradition considère qu’un bon nombre de maladies proviennent de l’action des entités perverses, des Dré ou démons, des Deun ou esprits malins, des Nagas qui vivent dans les mondes souterrains ou dans l’eau, des Nyèn qui habitent tous les éléments de la nature : terre, rochers, forêts, lacs, planètes. Les Vetala sont comme des vampires, les Sadak sont cruels et prennent des formes mi-humaines mi-animales en s’attaquant à ceux qui ne les respectent pas. Les chamans peuvent résister au froid rigoureux en se concentrant sur leur Dan Tian (sous l’ombilic au point 4 Ren Mai) pour produire de la chaleur par la force du feu occulte du corps. A Bali ce feu (geni rahasya) se situe dans le nombril.

La Chine n’est pas en reste avec les Gui ?  , ces démons qui demeurent dans les lieux sombres, ou qui gardent les lieux naturels et qui peuvent s’immiscer dans le corps par les points d’acupuncture de ceux qui les ignorent ou qui ne leur offrent pas de libations. Ce qui a donné matière à de nombreuses superstitions et à la pratique d’exorcismes de purifications pour protéger les lieux énergétiquement selon les principes du Feng Shui (Vent-Eau).

Chez les aborigènes des tribus weilwan, les wiringin (chamans) obtiennent après l’initiation, le pouvoir d’envoyer leur esprit auxiliaire dans des lieux distants,  de voyager à des vitesses extraordinaires, de disparaître dans les airs, de marcher sur le feu, de lire dans des cristaux de quartz, et de grimper à des cordes magiques issues de leur ventre..

Pour lutter contre les Gui, les Chamans utilisant des pratiques  ancestrales, ont élaborés des alliances reconnaissant ces Gui, puisque leur nuisance repose sur le fait qu’ils ne se sentent pas reconnus. Pour concrétiser ces alliances, ils ont de tout temps et en tout lieu,  fabriqué des objets de pouvoir (chargés d’énergie en relation avec le GUI), que l’on nomme Talismans ou Gri-Gri ou Abraxas.

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