La Grossesse : conseils énergétiques

Le développement de l’embryon en foetus et en nouveau né réclame une multitude de successions de transformations énergétiques tant physiques que psychiques pour l’élaboration de ces nouveaux corps. Tout processus énergétique peut être influencé par les énergies environnantes (sons, aliments, saveurs, ondes…) ainsi que par les énergies inhérentes à la mère (pensées, émotions, sentiments, sensations…).

Voici quelques conseils tirés des enseignements traditionnels de la Médecine Chinoise (en mois lunaires de 28 jours) :

Le 1er mois : le sang se rassemble dans l’utérus, éviter la saveur piquante qui disperse l’énergie du Foie, trop d’activité où l’on se penche, les produits fumés et les saveurs fortes (ail, radis noir, échalottes…).

Le 2e mois : éviter encore le piquant, les activités trop physiques, les odeurs incommodantes qui agissent sur la vésicule (poisson et viande crus).

Le 3e mois : pour ne pas trop coaguler les énergies utérines éviter l’acide qui rétracte (orange, pamplemousse, citron, vinaigre…) ou le piquant qui disperse.

Le 4e mois : il correspond au triple réchauffeur et produit une croissance rapide des os et des organes génitaux (Rein et Foie). La consommation de poulet et de poisson est donc conseillée.

Le 5e mois : privilégier le sommeil et le repos(rêves éveillés), et consommer pour la Rate des aliments frais et parfumés  aux 5 saveurs (fruits exotiques).

Le 6e mois : prendre du Jing (vitalité ) par des aliments aux saveurs concentrées qui favoriseront l’immunité du bébé : pigeon, faisan, sanglier, chevreuil.

Le 7e mois : pour renforcer l’énergie du Poumon, active en cette période, manger des aliments secs (légumineuses) et du riz. Etablir un lien vers l’utérus par les sensations de la mère.

Le 8e mois : important pour la descente du Ling (pouvoir personnel), les Po s’incarnent davantage. Le Poumon apprécie les respirations conscientes et la prise de sensation du corps (Haptonomie).

Le 9e mois: utiliser des saveurs douces sans excès pour ne pas nuire aux Reins, se ressourcer, écouter les sons de l’eau, se détendre dans des bains, murmurer intérieurement pour le bébé, afin d’établir un contact de plus en plus profond (relaxation).

Le 10e mois : éviter les aliments de nature trop chaude qui excitent les énergies (cannelle, ail, gingembre, litchi, faisan, mouton) ou les salaisons qui provoqueraient des oedèmes. Le méridien de Vessie craint les lieux froids et humides.

Ces conseils ne sont pas exhaustifs ni péremptoires, une place est laissée au Senti maternel pour s’harmoniser avec ce processus d’incarnation.

Le froid

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A moins d’avoir les pieds, les mains et le ventre bouillant, il est bon d’éviter les aliments froids ou frais en cette saison.
Par là on entend en pharmacopée chinoise les aliments de nature (Xing) froide ou fraîche. Ce qui correspond au degré d’activation de l’énergie, Qi, dans l’aliment.
Un aliment de nature froide demande beaucoup d’énergie pour être assimilé ou digéré, le lait de vache en est un bon exemple, il s’adresse à une physiologie avec une grande activité (très yang comme les bébés). Cependant le froid dans le corps nécessite un réchauffement pour que la digestion puisse s’opérer au niveau enzymatique, 37° sont indispensables, donc le corps doit fournir de l’énergie, du Yang pour permettre un milieu adéquat. Ceci épuise le Yang de Rate-Estomac a qui incombe la digestion et la répartition de l’énergie des aliments (Gu Qi en chinois).
Pourtant la nature froide ou fraîche n’est pas déconseillée car elle permet d’entretenir la profondeur, le Yin, en régénérant progressivement.
Sans vouloir donner une liste exhaustive, il est intéressant de pouvoir harmoniser la physiologie de la personne avec la physiologie de l’environnement, des aliments, des lieux, des terrains.
Les aliments classés froids ou frais sont : l’oseille (+), la laitue, le cresson (+), les concombres, la bette, les épinards, la tomate (+), les navets longs, la rhubarbe (++), les grenouilles, le crabe, les huîtres, la pieuvre, le canard, le lapin, les escargots, les citrons, les mandarines, les pamplemousses (+), les oranges, les poires (a donné en cas de fièvre), certaines espèces de pommes, la verveine, la menthe, la camomille, et certains thés verts;
Alors soyez prudent lorsque vous consommerez votre plateau de fruits de mer sur glaçons, car se sont des produits givrés.

Energie des Aliments

A l’époque où il ne faut pas manger trop gras, trop sucré, trop salé, trop chimique, trop frelaté, trop congelé, trop gazé, trop OGMisé, on peut se demander si ces chers fruits et légumes tant préconisés sont sans danger.
Si on se gave de fruits et légumes super traités (souvent 7 traitements pour les pommes), la concentration chimique dans l’enveloppe du fruit et dans sa chair sont une réelle agression pour les muqueuses gastriques et surtout intestinales, ce qui multiplie par 10 les risques d’enterrocolites.
Chaque aliment à son énergie propre en fonction de sa nature (froid, chaud, tiède, humide) qui est son degré d’activation interne, et de sa saveur (acide, amere, sucrée, piquante, salée).
L’impact sur le corps énergétique que l’on mesure facilement au pouls ou au lobe antenne, indique que certains aliments que tout le monde pense bon pour la santé, s’avèrent être catastrophique avec un effondrement du Yang ou parfois une altération du Yin; par ex le romarin provoque plus d’intolérance que l’on croit, l’ail qui échauffe peut être une agression pour le coeur en augmentant les palpitations ou pour le sang en favorisant les caillots, il est d’ailleurs classé en substance toxique (Du) en pharmacopée chinoise; la coriandre semble bien supportée par beaucoup et favorable au niveau digestif dans le cas de dyspepsie par lenteur digestive. Certains aliments trop froid sont une vraie calamité : oseille, concombre, rhubarbe, aubergine … qui demandent une vraie préparation culinaire pour être digestes ou bien une physiologie très chaude chez celui qui les consomme, pour ne pas épuiser le Yang de Rate.
Donc avant de tout gobé les on-dits, il est préférable de tester et de sentir les sensations corporelles liées à l’ingestion de ces denrées que l’on pense à tort neutres ou bénéfiques.